Le régime algérien dénudé face au Haut Commissaire des Nations-Unies des Droits de l’Homme

Le Haut Commissariat aux Nations-Unies chargé des questions des Droits de l’Homme, par la voix de son Porte-Parole, Monsieur Rupert Colville, s’est dit, le 05 mars 2021, fortement préoccupé par la détérioration de la situation des Droits de l’Homme en Algérie et par la répression continue et croissante des partisans du mouvement algérien Hirak.

Monsieur Rupert Colville, dans son intervention, a pointé d’un doigt accusateur les forces de sécurité algériennes pour usage de force excessive ou inutile tout en procédant à des arrestations arbitraires pour réprimer des manifestations pacifiques et poursuivre des personnes exprimant des opinions dissidentes.

Rupert Colville a même indiqué que, selon des informations fiables, des centaines d’individus ont été arrêtés depuis la reprise des manifestations le 13 février 2021 et que ces développements font suite aux événements de 2019 et 2020, au cours desquels un total de 2.500 personnes au moins ont été arrêtées ou détenues en relation avec leur activisme pacifique.

De même, a-t-il enchaîné, des poursuites pénales contre des activistes, des défenseurs des Droits Humains, des étudiants, des journalistes, des blogueurs et des citoyens ordinaires, arrêtés au cours des deux premiers mois de 2021 ont été engagées et que des dizaines de médias indépendants en ligne connus pour leurs reportages critiques ont été bloqués.

Monsieur Rupert Colville a révélé, par ailleurs, avoir reçu de nombreux témoignages de cas de torture et de mauvais traitements en détention, y compris des violences sexuelles.

Face à tous ces dérapages du système algérien, Monsieur Rupert Colville appelle les caporaux algériens à cesser de recourir à la violence contre des manifestants pacifiques et à cesser les arrestations et détentions arbitraires et à libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes arrêtées ou détenues arbitrairement pour avoir soutenu le Hirak et à abandonner toutes les charges retenues contre elles.

Même son de cloche, du côté de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) qui a appelé, 04 mars 2021,à l’ouverture d’une enquête concernant de nouvelles accusations de torture émises par des détenus, des ex-détenus du Hirak et leurs avocats.

Pour ce faire, la LADDH a signalé de très nombreux témoignages et révélations de militantes et détenus du Hirak mettant en accusation les services de sécurités pour actes de torture lors de la garde à vue ou de la détention tout en étayant son propos, à titre d’exemple, par les noms des militants ayant subi la torture lors de leur détention à savoir, entre autres, Walid Nekkiche, Karim Tabbou, Brahim Laalami, Brahim Daouadji et le dernier en date Samy Dernouni.

Par ailleurs, face à la détresse dans laquelle vivent les Algériennes et les Algériens, il y a lieu de noter une recrudescence du nombre de suicides en Algérie. Derniers en date, ceux d’un jeune homme de 23 ans, après s’être aspergé d’essence, le 03 mars 2021, tout près de son domicile familiale à Mascara, et d’un jeune de 19 ans après s’être pendu à Alger, le 28 février 2021.

Quant à la criminalité, elle affiche un taux alarmant. En effet, il ne se passe plus un jour sans qu’il ne soit fait état de plusieurs crimes dans chacune des villes et hameaux algériens. Des homicides, fratricides, infanticides et féminicides sont recensés quotidiennement, à tour de bras, sur tout le territoire algérien.

Et ça veut donner des leçons à ses voisins. Non, on croit rêver fasse aux imbécillités des caporaux mais aussi des quotidiens et sites Internet sous leur emprise et qui s’amusent à frapper vainement les pays africains opposés à la ligne politique définit à coup de milliards de Dollars par les ténors du Palais de la Mouradia, sis à Alger.

 

 

Farid Mnebhi

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