Maison centrale : Amadou Damaro Camara libéré, des zones d’ombre subsistent

L’ancien président de l’Assemblée nationale guinéenne, Amadou Damaro Camara, a été remis en liberté ce mardi 28 octobre 2025, après avoir passé près de quatre années en détention à la Maison centrale de Conakry. Cette libération intervient à l’issue des formalités accomplies devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).

Un proche d’Alpha Condé libéré Figure politique influente sous le régime de l’ex-président Alpha Condé, Damaro Camara avait été condamné pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux, corruption, prise illégale d’intérêts et complicité. Sa peine, prononcée par la chambre des appels de la CRIEF, s’élevait à trois ans et six mois de prison ferme, bien que les sources judiciaires évoquent une détention totale de quatre années.

Un retour discret à la vie civile Selon son avocat, Me Lancet 3 Doumbouya, Damaro Camara a quitté dans la matinée l’hôpital sino-guinéen, où il était hospitalisé depuis plus de deux ans, avant de regagner son domicile. Il s’est ensuite présenté à la CRIEF pour finaliser les démarches liées à sa mise en liberté.

Fait notable : contrairement à ses précédents transferts, il n’a pas emprunté le pick-up des gardes pénitentiaires, mais un véhicule privé, accompagné de ses avocats et de membres de sa famille.

Des zones d’ombre subsistent À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite par le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, sur les circonstances exactes de cette libération. Des interrogations demeurent quant aux conditions de sa sortie, notamment sur les éventuelles mesures post-libération ou restrictions judiciaires.

 

 

Lisa Bangoura

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