Le polisario repart bredouille de Nouakchott

Après être venu, le 20 novembre 2020, à Nouakchott, capitale de la République Islamique de Mauritanie, le prétendu Ministre des Affaires Etrangères polisarien, Mohamed Salem Ould Salek, a finalement été reçu très brièvement, le 23 novembre 2020, par le Président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Au cours de cette brève entrevue, suite à la courtoisie protocolaire des responsables mauritaniens, le Chef de l’État mauritanien a clairement affiché son total désintérêt pour cette visite. Mieux, le Ministre mauritanien des Affaires Etrangères, Ismail Ould Cheikh Ahmed, n’était pas présent à l’audience présidentielle, comme le veut la coutume diplomatique, aux côtés de son faux homologue polisarien.

Quant à la rencontre entre le Chef de la diplomatie mauritanienne et le pseudo ministre polisarien, celle-ci a été marquée sciemment par un ordre protocolaire en vue de recevoir d’abord les Ambassadeurs américain et britannique accrédités à Nouakchott, avant de terminer avec les indésirables du polisario.

D’ailleurs, avec les diplomates occidentaux, il a abordé les derniers développements à la frontière maroco-mauritanienne, alors qu’avec les émissaires de Brahim Ghali, ce fut une photo et puis s’en va.

A part les quelques déclarations faites par l’émissaire du polisario à l’antenne permanente de l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI) à la présidence, aucune déclaration officielle des autorités mauritaniennes quant à cette visite n’a été déclinée.

Rien à voir avec le grand écho qu’a eu la communication téléphonique du 20 novembre 2020 entre le Roi Mohammed VI du Maroc et le Président mauritanien, Ould Cheikh El Ghazouani, qui a fait l’objet d’un communiqué officiel de la présidence mauritanienne.

Le polisario ne se relèvera pas de sitôt du knock-out que viennent de lui asséner les Forces Armées Royales à El Guerguerat, zone qui porte désormais le tampon de la sécurisation définitive. Et ce n’est pas la dernière bougeotte, à peine perceptible, du polisario à Nouakchott, qui prouvera le contraire.

En tout cas, avant de revenir à Tindouf, Mohamed Salem Ould Salek a eu tout le temps de mesurer combien l’obstruction du passage d’El Guerguerat par les baltajias du polisario, du 21 octobre au 13 novembre 2020, avait laissé de séquelles que les Mauritaniens ne sont pas près d’oublier.

Raison pour laquelle, tout penaud, Mohamed Salem Ould Salek a quitté Nouakchott pour Alger afin de rendre-compte à ses maîtres algériens au Palais de la Mouradia et ce, une main devant et l’autre derrière !

 

 

 

Farid Mnebhi, correspondant au Maroc

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