Grève du 6 mars : trois centrales syndicales maintiennent le mot d’ordre…
Les centrales syndicales COSATREG, ONLSG et SOGEFOG, qui revendiquent la baisse du prix du litre du carburant à la pompe à 6.000 francs guinéens, ne démordent pas.
Elles comptent mettre à exécution leur menace d’appeler à une grève générale le 6 mars, malgré la diminution des prix à 8.000 francs par le gouvernement guinéen.
« Nous allons défendre les intérêts moraux et matériels de toute la nation. La Guinée doit se conformer aux normes internationales », martèle Yamoussa Touré, le patron de la COSATREG.
Selon lui, le préavis de grève lancé reste maintenu. « Passé le délai de 6 mars à minuit, nous lancerons l’avis de grève. C’est imparable », insiste-t-il. Il voudrait encore plus de flexibilité.
« Nous voulons que le litre du carburant soit baissé à 6000 francs guinéens au profit de toute la population. Les pays de la sous-région, Mali, Sénégal, Burkina Faso, vendent le carburant à moins 7000 GNF. La Guinée qui a le port à côté rejette cette doléance alors que les citoyens végètent dans la misère », explique-t-il sur une radio locale.
Le refus du gouvernement à satisfaction leur doléance serait à leur un mépris totale, déplorant même de ne pas être associés aux négociations au même titre d’autres syndicats.
Pour ces trois centrales, le gouvernement à des instruments à sa solde. Une accusation à peine voilée contre la CNTG d’Amadou Diallo et ses « camarades » qui seraient « corrompus ». Yamoussa est catégorique : « Ils sont alignés à l’Etat au détriment des intérêts matériels et moraux des travailleurs », accuse-t-il.
Ahmadou Camara
