Macenta: Des gens qui ne croient pas plus à l’existence d’Ebola se sont attaqués à MSF
La fièvre monte à Macenta suite à soulèvement des populations contre des équipes sanitaires de MSF qui interviennent sur le terrain contre le virus Ebola.
Mais avec des slogans tels « Ebola c’est faux, Ebola c’est faux », des jeunes manifestants sont descendus dans la rue ce vendredi 4 avril pour protester contre les méthodes de traitement du personnel soignant de la fièvre virale Ebola à Macenta, selon nos sources.
Les manifestants qui ne veulent plus voir ces médecins travailler là-bas les accusent d’user d’astuces bien montées pour les « tuer ».
Nos sources jointes au téléphone à Macenta témoignent que les décès enregistrés chaque jour des gens supposés être infectés par le virus Ebola font planer la peur sur la ville. D’où le déclenchement de a manifestation dans les quartiers Mohamed V et Patrice Lumumba où plus de gens auraient enregistrés victime de virus Ebola.
« On nous dit qu’il y a le virus Ebola ici, mais les gens ont commencé à douter de la prestation des équipes sanitaires qui sont venues. Nous avons fini par constater que les supposés malades meurent par suite de surdosage du gaz qu’on met sur eux », dit-il.
Un autre manifestant a déclaré : « Ils mettent le gaz les gens jusqu’à ce qu’ils trouvent la mort. Il y a déjà sept cas pareils qu’on a découverts. Les gens ont soupçonné que les supposés meurent plutôt sous l’effet des gaz et non du supposé virus ».
Selon lui, la mort d’une fille hier a fini par agacer tout le décès ce matin d’une autre dame suite à une injection qu’elle a été obligée de prendre. Du coup ses parents, en colère, se sont mis attaquer le centre d’isolement.
« Ils ont fait partir une fille dans leur centre d’isolement, mais aussitôt arrivés, les médecins l’ont pompée avec du gaz, elle a trouvé la mort sur le coup. C’est pourquoi les gens ont manifesté aujourd’hui et se sont attaqués au centre d’isolement », dit-il.
Plusieurs témoins contactés ne veulent plus croire à l’existence de la maladie. « Les gens disent que ce sont les équipes sanitaires-là qui ont envoyé la maladie », confie un témoin au téléphone en parlant de Médecins Sans Frontières (MSF).
Les manifestants se sont renduis également à l’hôpital préfectoral, mais ils ont été dispersés par des forces de l’ordre qui quadrillent en ce moment les points sensibles de la ville.
Zézé Zoumanigui
