Négociations/grève du SLECG: quand le gouvernement joue un sale tour aux enseignants…

La crise dans le secteur de l’éducation est loin de trouver son dénouement. Le protocole d’accord tant attendu et qui devait être signé mercredi 9 janvier entre le gouvernement et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) n’a pu avoir lieu.

Les élèves doivent encore attendre avant de retrouver le chemin de l’école. L’échec après 72h d’espoir du peuple de Guinée a créé la colère. Car pour les enseignants et parents d’élèves, c’est au-delà de la provocation, puisqu’ils ont attendu jusque tard la nuit sans que la délégation gouvernementale ne pointe.

« Le moment est critique malgré le gel de salaires, les bastonnades, les arrestations et condamnations arbitraires, les morts. On avait accepté d’être flexibles pour prouver à l’opinion que nous sommes des responsables soucieux de l’avenir du pays », martèle Aboubacar Soumah du SLECG.

De son coté Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), a souligné « qu’au cours des négociations, il avait été décidé de faire l’assainissement du fichier des enseignants pour déceler le nombre de fictifs. L’argent que ceux-là prenaient, on donne aux enseignants. Mais des cadres véreux se sont opposés au dénouement de la crise. Ils préfèrent qu’elle s’enlise pour que l’avenir de nos enfants soient menacés », cogne-t-il.

Après plusieurs efforts consentis pour une sortie de crise, Abdoulaye Sow craque: « Nous sommes fatigués. Il faut que le peuple de Guinée le comprenne. On a tout fait pour qu’une solution soit trouvée. Mais trop, c’est trop! Nous invitons les structures de l’USTG et l’ensemble du mouvement syndical pour une grève générale dans le pays à compter de ce jeudi 10 janvier 2019 », lance-t-il.

Albert Sovogui pour ziama.info

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