La Guinée en proie à des crises: les arguments impopulaires du PM Kassory

Le pays d’Alpha Condé traverse des crises socio-politiques profondes sans précédent. Des crises, à répétition, qui aggravent chaque jour les conditions de vie des populations guinéennes déjà traumatisées par le poids de la misère. Mais, malheureusement qui continuent à payer les frais de la mauvaise gouvernance, notamment la gestion calamiteuse des ressources du pays.

L’actualité dominante dans cette période hivernale est l’augmentation fantaisiste du prix du carburant à la pompe à 10 mille francs guinéens par le gouvernement de Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Et depuis, la colère citoyenne s’est emportée dans la rue pour décrier cette décision impopulaire, après celle du ministre de la Sécurité qui s’est heurtée à la résistance des taxi-motards. Et l’homme du slogan ‘’la récréation est terminée’’ a capitulé, s’est tu. Même après les examens.

Lors d’une rencontre entre le gouvernement et les syndicats, le premier ministre Kassory Fofana a provoqué encore, en disant que l’augmentation du prix du litre du carburant à la pompe devrait être même à 12 mille francs guinéens. Le gentleman oubliant la souffrance de son peuple qui végète dans la pauvreté galopante et qui sais plus où se donner de la tête.

Plusieurs acteurs de la vie sociale, syndicale, politique, économique, les organisations des droits de l’homme, les citoyens dénoncent cette décision impopulaire liée aux produits pétroliers.

Mais le premier ministre et son gouvernement veulent faire plier les syndicalistes et les forces sociales déterminés à mener le combat pour la satisfaction du peuple. En projetant des manifestations et mouvements de grève la semaine prochaine sur toute l’étendue du territoire national.

Ce gouvernement de sourdes oreilles a oublié les accords tripartites paraphés les années dernières avec les Syndicalistes.

Quand le baril avait chuté sur le marché international, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) avait exigé au gouvernement dans une plateforme revendicative la baisse du prix du carburant à la pompe à 5000 francs guinéens. En ce temps, l’Etat était parvenu à plier les syndicats en fixant le prix du litre à la pompe à 8000. «Quand le prix du baril monte ou baisse, le prix du litre du carburant restera toujours à 8000», selon un accord tripartite.

Mais Kassory balaie aujourd’hui cet accord en disant publiquement qu’il n’était pas aux affaires, oubliant que l’État est une continuité. Pauvre de Guinée.

Pendant ce temps, l’interminable crise politique refait surface avec les menaces de manifestations brandies par l’opposition, mais douchées par un courrier stratégique du PM qui invite les Cellou et ses ouailles à revenir autour de la table bavardage, avec les garanties que son gouvernement ferait tout pour évacuer tous les contentieux. Une autre promesse, un autre temps de pause.

 

Albert Sovogui pour guineenouvelles.com

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