Casse de Kaporo-rails: Cellou Dalein se défend…et parle de Kassory !

Le chef de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, a largement abordé ce jeudi 14 mars, l’affaire de Kaporo-rails. En 1998, alors qu’il était du côté du pouvoir, l’actuel opposant est accusé, à tort ou à raison, d’être celui qui avait encouragé, sinon complice, des opérations de déguerpissement de Kaporo-rails, mettant des familles entières dans la rue, sans abris.

Face à l’insistance de l’accusation soutenue par un élément audio de RFI où il s’était exprimé sur la question chaude des casses de cette zone, Cellou Dalein Diallo dit ne jamais soutenir « la casse de 1998 ».

« J’étais en Europe en mission de l’Etat lorsque ça a commencé, je n’avais pas de maîtrise complète de l’exposé du motif. La solidarité gouvernementale avait commencé, j’étais le plus accessible à RFI, j’étais en France. Lorsque Sidya est arrivé, on a décidé qu’il allait faire la promotion de la nouvelle Guinée avec le nouveau gouvernement, on m’a chargé de faire le tour de l’Europe, pour expliquer qu’il y a une nouvelle politique, une nouvelle équipe gouvernementale ouverte. Et qu’on est prêts à accueillir les investisseurs Et j’ai dit que pour l’ouverture des voies, même dans l’audio qui circule, est la viabilisation, on ne peut pas ne pas casser. Mais ce n’est pas une question de droits humains », se défend l’ancien ministre des Transports à l’époque des faits.

« Écoutez bien l’audio qui circule, j’ai parlé de l’ouverture des voies et de la viabilisation des domaines. Lorsque je suis entré, j’ai vu la casse, croyez-moi, j’ai pris des initiatives pour que ça s’arrête. J’ai un témoin qui a d’ailleurs mené d’une action déterminante auprès du président Conté, c’est Kassory. On s’est retrouvés, on a dit qu’il faut que ça s’arrête. Et on est allés voir le président, une première fois. Et une 2ème fois, on est allés le voir, il a dit bon, il faut arrêter », dit Dalein. Je n’ai pas soutenu. J’ai fait partie, et Kassory a joué le rôle déterminant, il faut le dire, rendre à César ce qui appartient à César pour que le président prenne la décision. Mais c’est moi qui était le premier à attirer son attention », insiste-t-il face à la presse.

 

Alfa Sow

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